Je commence : briser le silence face au syndrome de l’imposteur
Une conversation avec mon amie Fifamin Carmelle AZALOU m’a poussé à mettre des mots sur un sentiment que je ressens depuis longtemps : le syndrome de l’imposteur. Aujourd’hui, je décide de briser la glace, de parler davantage de mon travail et de commencer à prendre ma place.
Constant L. DANSOU2 min de lecture
Ce soir, j’ai eu une conversation qui m’a fait réfléchir.
Au départ, c’était simplement une séance de travail avec une amie. Je lui ai montré Notion, comment elle pouvait l’utiliser dans un cadre professionnel, organiser ses tâches, structurer ses informations et l’intégrer à son quotidien pour être plus productive. Elle s’est montrée très intéressée par l’outil et par les possibilités qu’il pouvait lui offrir.
Puis, progressivement, notre échange a pris une autre direction.
Nous avons commencé à parler de moi. De mon parcours, de ce que j’ai appris, des projets sur lesquels j’ai travaillé et de toutes ces choses que je fais aujourd’hui : le design UX/UI, le branding, la conception de produits numériques, le développement et, plus largement, tout ce que j’expérimente et construis au quotidien.
Et c’est là que j’ai mis des mots sur quelque chose que je ressens depuis longtemps : le syndrome de l’imposteur.
Cette sensation de ne pas être suffisamment légitime. De toujours penser qu’il faut encore apprendre avant de pouvoir parler. De regarder le travail des autres et de se demander si ce que l’on fait soi-même est vraiment assez bien pour être montré.
Le plus paradoxal, c’est que je peux facilement expliquer à quelqu’un comment utiliser un outil, réfléchir à une expérience utilisateur, construire une identité de marque ou résoudre un problème de design. Mais lorsqu’il s’agit de parler de mon propre travail, de mes compétences ou de mon parcours, je deviens beaucoup plus réservé.
Je me suis alors rendu compte d’une chose : j’ai passé beaucoup de temps à travailler dans l’ombre alors que j’ai énormément de choses à partager.
Pas parce que je pense tout savoir. Loin de là.
Mais parce que j’ai compris que ne pas tout savoir n’empêche pas de transmettre ce que l’on sait déjà.
Je n’ai pas besoin d’être arrivé au bout de mon parcours pour raconter ce que j’apprends. Je n’ai pas besoin d’être parfait pour montrer ce que je construis. Et je n’ai pas besoin d’attendre de me sentir pleinement légitime pour commencer à prendre ma place.
Alors ce soir, je décide de briser la glace.
Je vais davantage parler de ce que j’apprends, de ce que je construis, de mes expériences, de mes réflexions en tant que Product Designer et Brand Designer, mais aussi de mes erreurs, de mes questionnements et des choses que je découvre en chemin.
Pas pour prétendre être meilleur que je ne le suis.
Mais simplement pour être honnête avec le chemin que je parcours.
Cette conversation avec mon amie m’a rappelé quelque chose d’essentiel : on n’a pas besoin d’être parfaitement prêt pour commencer à prendre sa place.
Peut-être que le véritable défi n’est finalement pas de devenir légitime.
C’est d’accepter que l’on peut déjà l’être suffisamment pour commencer.
Alors voilà.
**Je commence.**
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